Conseils

COUP DE GUEULE

La fin
du programme de prévention M'T dents

Nous ne sommes pas
des rentiers !

On marche sur la tête !

La fin
du programme
de prévention
M'T dents

Mauvaise surprise le 8 septembre dernier à la lecture de la Convention d’objectif de gestion entre l’Etat et la CNAMTS 2014-2017 : l’ensemble des fonds attribués aux mesures d’éducation à la santé bucco-dentaire en milieu scolaire dans le cadre du programme M’T Dents est purement et simplement supprimé, et ce pour les trois prochaines années."

Bravo pour cette décision qui contredit les projets de loi de santé et compromet les efforts réalisés par nombre de responsables et de professionnels de santé. La suppression pure et simple du dispositif montre de façon flagrante les discordances entre le discours tenu par les élites et leurs actes. Pour l'UFSBD, cette décision ne fera qu’aggraver les inégalités d’accès aux soins pour de nombreux enfants. Et d'ajouter : "supprimer l’éducation à la santé bucco-dentaire dans les écoles, c'est obérer la santé globale des futures générations".

RAPPEL

Créé en 2007, le dispositif M’T Dents favorise un contact précoce avec un chirurgien-dentiste via des rendez-vous réguliers pour les enfants aux âges à risque de caries (6, 9, 12, 15 et 18 ans). Le dispositif inclut la prise en charge à 100% d’une visite d’examen et des soins consécutifs. Il comportait également une phase de sensibilisation collective à l’école, phase qui vient d'être supprimée.

Les politiques de santé bucco-dentaire à l’école inspirées par l’UFSBD ont permis de diviser par 3 le nombre de caries par enfant depuis 1987, puisqu'il est passé de 4,2 à 1,2. chez les moins de 12 ans

Source : Communiqué de l’UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire) / sept 2014.

Nous
ne sommes pas
des
rentiers !

Le métier de chirurgien-dentiste est à un tournant important de son existence. Les récentes attaques du gouvernement, notamment au travers du projet de loi Macron, sont une véritable insulte pour notre profession et les services que nous rendons à nos concitoyens.

Le projet de loi nous accuse tout simplement d'être des rentiers et des revendeurs de prothèses. Ce qui prouve une fois encore la profonde méconnaissance de notre métier par nos politiques. En distillant cette image négative via certains medias, on veut nous restreindre dans notre activité et même, pourquoi pas, nous faire disparaitre... tout en faisant croire aux Français qu'ils y gagneraient en pouvoir d'achat. Tout ceci n'est qu'utopie, mais il y va de la survie de notre profession et de la santé bucco-dentaire de nos compatriotes.

Non
à l’ouverture
aux investisseurs
extérieurs

Ouvrir le métier aux investisseurs extérieurs pour faire baisser le prix des soins,encore une fausse bonne idée.

Un investisseur, comme son nom l'indique attend un retour sur investissement plus ou moins rapide, donc un niveau de rentabilité permettant de dégager des bénéfices. Dans le contexte que l'on connait, les prix ne peuvent baisser qu'au détriment de la qualité des soins. Il n'y a pas de miracle ; le seul moyen pour que le reste à charge des patients diminue est de revoir la prise en charge par la Sécurité Sociale et les organismes complémentaires en les obligeant à mieux rembourser les patients.

On marche
sur
la tête

Le remboursement du dentaire en France est aberrant

Les dentistes, à 98% conventionnés, passent les deux tiers de leur temps à pratiquer des actes mal payés - 19,28 € la carie, 28,92 € le détartrage - qui ne représentent qu'un tiers de leurs revenus.

Pour qu'ils puissent assurer l'équilibre économique de leur cabinet, les autorités de santé les ont laissés libres de fixer le tarif des prothèses et autres implants, se déchargeant de l'essentiel du financement sur les mutuelles et assurances organismes complémentaires.

Un modèle économique injuste, qui pousse à faire comme beaucoup de Français sans organismes complémentaires ou avec une assurance trop faible à renoncer à entretenir leur bouche alors que les soins conservateurs et chirurgicaux sont bien remboursés.
Mais un système qui se concentrerait uniquement sur les actes prothétiques serait dangereux : il sonnerait la fin de la prévention et des soins dentaires !

Non
à l’ouverture
aux investisseurs
extérieur

Amalgame ou pas ? L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a actualisé ses recommandations en matière d’amalgame dentaire.

Elle reprend ses conclusions d'il y a 10 ans ("l’amalgame dentaire doit être considéré comme un matériau d’obturation de bonne qualité, ce qui justifie le maintien de son utilisation en chirurgie dentaire" (1)) tout en plaidant pour une diminution de son utilisation, affirmant sa "volonté de voir diminuer de façon importante l’utilisation des amalgames à base de mercure dans les traitements de la carie dentaire."

Exceptions

L’ANSM distingue deux situations pour lesquelles l’utilisation de l’amalgame dentaire n’est pas justifiée : chez des patients ayant des antécédents d’allergie au mercure avérés et identifiés ; et chez ceux dont le rein est fragilisé par des antécédents d’atteinte de leur fonction rénale.

Précautions

Elle recense également six situations invitant à prendre des précautions particulières : grossesse, allaitement, polymétallisme (contact direct ou indirect d’éléments en alliage de métaux précieux, d’ancrages en laiton doré, ou autres), lésions lichénoïdes, dents temporaires et blanchiment dentaire

Information

L’ANSM rappelle enfin qu’« il est nécessaire d’informer le patient de façon complète concernant le choix du matériau d’obturation, et les bénéfices et risques connus liés à ces techniques de restauration ».